Interview avec Sophie Volatier (Français)

J’ai interviewé Sophie le 18 février 2014 à Ouistréham.    ENGLISH VERSION

 

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Qu’as-tu mangé ce matin ? Ce midi ?

Ce matin… eh ben je ne mange pas le matin en fait. Ce midi, j’ai mangé du tartare d’algues, j’avais pris une cuilièrée avant que tu arrives. Puis j’ai mangé quelques bananes, juste comme ça. J’ai dû manger trois bananes. Ce soir on est invité, donc je ne sais pas trop ce qu’on nous réserve !

Mais une soirée typique? Hier soir, par exemple, j’étais rentrée super tard, donc j’ai fait ça un peu vite… je me suis fait une salade de courgettes, que j’ai rapé gros des courgettes, ça fait des espèces de filaments comme si c’était des pâtes en fait… dessus j’ai mis … trois oranges, que j’ai coupées en morceaux, des morceaux de concombre, des petits morceaux de céleri…c’était une salade mélangée comme ça. Je n’avais pas mis de sauce, parce que le jus d’orange a servi de sauce.

C’est un petit peu bizarre en fait au début, je trouve, de manger des plats sans sauce (huile, vinaigre et cetera). Ca m’est arrivé récemment – parce que ça fait 9 mois que je mange comme ça – de reprendre une sauce. C’était avec des endives, avec la moutarde et l’huile et tout ça, j’ai trouvé ça vraiment délicieux! Je me suis dit « c’est fantastique ! »… Mais après j’ai senti l’effets du sel, comme si ça me gonflait. Ce n’est pas une sensation que j’apprécie…

 

Je sais que tu consommes beaucoup d’aliments crus. Pourquoi fais-tu cela ?

En fait j’étais allée voir le gynéco il y a 3 ans. Quand j’avais fait un frottis ils avaient dit qu’il y avait des trucs qui nétaient pas terrible terrible. Et donc je me suis toujours dit que je voulais gérer ça par moi-même. Ça a mis le temps à germer. Et puis, j’avais aussi des petits soucis physiques en fait, pas super importants mais je me suis dit tiens, si j’essaie de bouger un peu le curseur alimentation, qu’est-ce que ça va donner?

J’ai des soucis de gencives, et il y a beaucoup de personnes en fait qui sont crudivores qui ont des problèmes de gencives au moment où ils commencent à manger cru. Donc moi comme j’avais déjà des problèmes de gencives depuis toujours, le plus loin que je me souvienne, je me suis dit, il faut vraiment que je fasse super attention pour ne pas accentuer ce qui est déjà en cours de guérison… Et j’ai vu qu’il y a un truc qui m’abime vraiment les gencives : c’est trop d’acidité. L’ananas frais par exemple, ça me ronge.

Mais c’est surtout le cuit. J’ai vu par exemple que la sauce tomate cuite, c’est vraiment néfaste pour moi, pour mes gencives. Ca me permet d’expérimenter. En fait je fais toujours plein d’expériences sur moi. Donc voilà, la base de l’alimentation crue, c’est pour faire bouger des choses physiques à l’intérieur de moi, voir comment je réagis.

Depuis toujours, j’ai eu l’impression que la vie c’est dans le cru. Mais au fil des semaines et des mois qui passent, ça m’arrivait par certains repas de manger plus de cuit que de cru. Pour moi, c’est impossible, c’est impensable de faire ça. J’adore la nourriture indienne, mais la nourriture indienne elle est très très cuite. J’adore tous les currys de légumes, et tout ça, j’adore ça. Mais je vois que par exemple, ça nous arrivait plusieurs fois de partir en vacances … et je m’apercevais que si on était dans un lieu où il y avait un buffet, et bien moi, je mange cru. Voilà. C’est ce qui me plait. Donc voilà, c’était tenter ça à la maison.

Et j’ai complètement changé mon rapport au sucre aussi. Ca fait des années et des années que je ne mange pas de sucre. Enfin je ne me dis pas « je ne mange pas de sucre. » Je ne suis pas du tout attirée par le sucre. Même au niveau des fruits, ça faisait des années que je ne mangeais pas de bananes. Et là, je me suis dit que pour tenir le coup d’une alimentation crue, il faut quand même recevoir suffisamment de calories, suffisamment de nutriments pour ne pas être complètement affamé et puis se jeter sur le premier truc cuit venu. Donc j’ai pu réguler ça au début par les bananes. Les bananes, ça calle, ça a un apport calorique important, donc ça permet en fait de donner une sensation de satiété.

Donc voilà, je suis toujours en train d’expérimenter, avec une écoute assez fine de mon corps, et de mes envies, et de comment ça se passe. (…) Et ne pas viser de passer à une alimentation 100% crue au bout de X semaines, c’est juste voir comment mon corps réagit, comment je me sens. Je sens qu’il y a un revient d’énergie. Je sens que je suis beaucoup moins fatiguée.

J’ai fait de expériences de remanger du cuit. Au bout de deux soirs d’affilé – je parle du soir parce qu’en fait, avant, je ne mangeais jamais le midi…depuis que je mange cru je remange le midi parce que justement c’est beaucoup plus vite digéré – mais j’ai remarqué que si je mange deux soirs d’affilé du cuit, que ça me donne de la conjonctivite. Le deuxième matin, je me lève et j’ai les yeux collés. Et pourtant, si je mange du cuit, je mange des pommes de terre, j’essaie de ne pas manger du tout de céréales, donc voilà… juste, j’observe.

 

Comment as-tu réussi à trouver l’alimentation qui te convenait ?

En observant, en faisant des expériences… Alors, ça me convient à moi, mais ça ne convient pas forcément à ma famille, et ça ce n’est pas forcément très facile à gérer. Parce qu’il y aurait des moments où j’aurais besoin de sentir qu’on met un peu de créativité et de l’énergie dans la création de plats crus, or, comme je prépare à la fois du cru et du cuit, il y a des moments où je prépare du cuit, et j’ai passé suffisamment de temps dans la cuisine et je n’ai plus envie de passer beaucoup de temps à préparer un truc élaboré cru, et donc du coup je me fais un truc pas terrible…qui ne donne pas trop envie aux autres non plus. Mais j’ai changé ça aussi.

Il y a des moments où je me dis que je me prépare le plat cru d’abord et après je prépare le cuit… mais le plat cuit est plus long à cuire, et le cru j’ai envie de le manger tout frais quand ça vient d’être préparé ! Donc la logique des choses voudrait que l’on prépare le cuit d’abord et le cru après. Donc voilà, ça se régule au fur et à mesure. Et je vois aussi que ma famille chemine aussi par rapport à ça, et qu’il ne faut pas se braquer, quoi. Et que ça peut se faire dans la durée, profiter justement de temps de vacances, de moments où il fait plus chaud. L’été dernier, on a mangé cru, presque tous, tout le temps. Parce que c’était des assiettes de tomates, de concombres…

 

Est-ce que cela t’influence, le regard que les autres peuvent porter sur ta façon peu commune de te nourrir ?

Disons que je n’ai pas la sensation que ça soit le regard qui m’importe, c’est plutôt le lien social. Si les autres se disent « Oh là là, on ne va pas les inviter, parce que franchement, mais quelle galère ! » je trouve ça dommage. C’est plus ça, ça peut me toucher, ça peut vraiment m’impacter, parce que c’est important pour moi d’avoir du lien, que les choses restent simples. Je trouve ça simple en fait, parce que moi, ce qui me rend la plus heureuse au monde, c’est la salade verte, puis des carottes rapées… je prends une feuille de salade, je mes les carottes rapées dedans et je fais un espèce de petit rouleau, crac-crac-crac, je mange ça, j’adore ça, je trouve ça divin, et voilà !

Mais bon, pour les personnes qui vont m’inviter, ils ne vont pas forcément se dire, tiens on va lui faire une platrée de salade ! Mais ce que je vois, c’est que vraiment, il faut que je prenne du temps. Il y a besoin de temps, que les choses se posent petit à petit. Ca peut me donner des idées avec les personnes qui sont proches, de savoir comment faire, et aussi d’accepter de continuer de manger du cuit, sans se braquer.

Une copine américaine, elle, elle est crudivore, et mange du cuit, si il y a besoin, pendant le week-end. Et j’ai trouvé ça bien comme idée, car c’est souvent le week-end qu’on est invité. Donc elle est bien avec elle-même, parce qu’elle sait que de toute façon pendant les 5 jours de la semaine elle va manger cru, donc même si elle mange cuit le week-end, et ben voilà, ça va se réguler. Moi aussi, j’essaie de trouver comment faire.

 

As-tu un échange, ou des communications, avec les aliments que tu manges ?

J’ai senti en fait que le fait de manger cru, je suis beaucoup plus en lien avec la nature, avec l’abondance. Et quand je mange un fruit, j’ai vraiment la sensation que, déjà c’est une bénédiction que ce fruit soit arrivé dans mes mains. Et je me dis que la nature est absolument fantastique. Je suis pleine de gratitude, et ça s’est énormément développé avec le fait de manger cru.

Quand je fais par exemple de spaghetti de courge (la courge ça se mange tout à fait cru, j’ignorais ça), et donc, je prends donc des grosses courges, la butternut par exemple, c’est très bon, c’est très croquant, c’est vraiment délicieux. Là aussi, je trouve que ça m’apporte vraiment encore plus de respect pour la nature, et de ne pas du tout gaspiller cette abondance de la nature, je trouve ça vraiment merveilleux. Ca me donne la sensation d’être comme dans une espèce de jardin, comme si la planète était un jardin, et qu’il suffit en fait de tendre la main pour se nourrir. Et puis il y en a partout, et ça a plein de formes différentes et que c’est très simple, il suffit voilà, de se baisser, lever le bras… Même si, concrètement, c’est aller au marché, aller à la coop, ça a changé quelque chose.

 

Pendant ton enfance, quel rôle jouaient l’alimentation et la cuisine?

Je ne sais pas trop.

 

Est-ce que tu cuisinais en tant qu’enfant ?

Oui, je cuisinais, je faisais des patisseries en fait. Mais jusqu’à 14 ans, je ne me souviens pas trop en fait. J’ai l’impression que j’étais pas très focalisée sur la nature. Je vois par exemple, par rapport à mon mari, lui, il a des souvenirs… d’odeurs, de plats qu’il a mangés, de saveurs, des trucs qui lui préparaient telles personnes… Moi, j’ai réussi à me souvenir à un moment de l’odeur du miel sur des biscottes chez mes grand-parents, et vraiment ça m’a envahi, et je me suis dit, tiens, ça doit être ce qu’il ressent, Jean-Michel, il doit avoir des sensations comme ça, très très fortes…mais autrement, je n’étais pas particulièrement attirée par tous ces trucs là. Mais après, disons que j’ai eu quelques petits désordres alimentaires à partir de l’âge de 14 ans. Et puis j’ai l’impression d’avoir, après, fait un long chemin pour trouver les justes aliments pour moi…ce qui me convient bien, ce qui me fait du bien, ce qui me donne du plaisir…

 

Ca vient rejoindre ce que j’allais te demander par la suite : est-ce qu’il y a eu un évènement marquant dans ta vie par rapport à la nourriture ?

Ben oui oui, oui oui. Parce que moi j’étais anorexique, à partir de l’âge de 14 ans. Donc il y a eu un moment, quand j’avais 17 ans, quand je me suis retrouvée toute seule, à vivre toute seule. Et j’ai eu vraiment entre mes mains la possibilité de m’alimenter ou ne pas m’alimenter. Et donc c’était un peu rude comme épreuve, parce que j’étais comme au pied du mur, mais d’un autre côté, ça a été assez salvateur, puisque j’ai fait un choix à un moment et ça a été vraiment un choix conscient. A me dire, « Alors qu’est-ce que je fais ? » De toute façon c’est vain de ne pas manger. C’est vain. C’est par rapport à la vanité de choses que ça s’est arrêté. Je me suis dit, c’est vain. Pour moi en tout les cas c’est ce qui m’a fait bouger. Le fait de me dire que c’était vain. Que ça servait à rien… Tu vois, tous les matins, fallait se relever et se dire, « Bon ben, je mange ou je ne mange pas ? » Je sais pas, j’ai trouvé ça un peu….vain !

Et donc après, ça était une démarche, de trouver mon chemin là-dedans. De trouver ce qui me convenait. Bon déjà, c’est sur que c’était une alimentation végétarienne, végétalienne… Donc après, toute cette période là, quand je faisais mes études, j’avais que ma vie à gérer. Voilà, je m’occupais de moi et c’était déjà beaucoup pour moi ! Vu que je me sentais pas très bien à cet époque.

Et puis après, quand j’étais un peu plus âgée, quand j’étais enceinte, comme c’était la vie de quelqu’un d’autre qui était quand même en moi… enfin, j’étais responsable d’une vie, une petite vie qui s’élaborait dans mon corps, du coup j’ai pris des cours de cuisine. Et c’était très chouette. C’est là que j’ai appris à faire du tartare d’algues. Et je me suis passionnée pour la cuisine à ce moment-là. Ca a vraiment ouvert des portes…de pouvoir cuisiner des choses que j’aime, et qui me font plaisir. Parce que je pense que, à la base, ce pourqoui je n’avais pas trop envie de manger, c’est que ça ne me plaisait pas, quoi! Il y avait des trucs, rien que d’y penser, je me dis « Mais c’est dégeu ! » ça ne me donne pas du tout envie ! Voilà. Je pense qu’à l’époque, j’aurais mangé plus de fruits, plus de légumes, des trucs frais, crus et tout ça, peut-etre que je n’aurais jamais eu cette espèce de coulée, à ne pas avoir envie de ces choses là, à ne pas vouloir m’alimenter…

 

Quel est le mythe ou la croyance – autour de notre alimentation – que tu estimes être le plus nocif ou dangereux?

Je ne sais pas si c’est ‘nocif’ mais penser qu’on a besoin de s’alimenter en chiffres, en calories. Pour moi, c’est la qualité de ce que l’on vit. Je pense qu’on peut vraiment se nourrir de tellement de façons…ça ne passe pas nécessairement par l’aspect gustatif ou le système digestif…combien de personnes, quand elles vivent des expériences chaleureuses, ou qu’elles rencontrent quelqu’un qu’elles aiment, tout d’un coup, elles n’ont même plus envie de manger… il y a une alchimie qui se passe dans le corps qui fait que …. Pour moi, la nourriture c’est que de la compensation, ou du plaisir…Mais cette mentalité qui dit qu’il faut manger tant de protéines, et tant de machins et tant de bidules, pour moi c’est des croyances. C’est des croyances. Mais c’est une croyance de penser que c’est une croyance !

Un truc qui est beaucoup plus important que ça — un truc nocif ou délétère — c’est la croyance qu’il faut tuer les animaux et se nourrir de chair animale. Pour moi c’est vraiment dommage. Mais en même temps, chacun vit sa vie, il n’y a pas de souci. Il y a des gens qui mangent la viande, il y a des gens qui ne mangent pas de viande. Mais ça me fait mal pour tous ces animaux qui sont élevés comme de la pâture. Et on esclavagise les animaux….surtout dans les conditions dans lesquelles c’est fait…Quand c’était les Amer-Indiens qui allaient tuer un cerf et que ça allait nourrir toute la tribu pendant un certain nombre de mois, et qu’il y avait vraiment un lien avec l’animal, avec la vie, je trouve que c’est différent.

Là, c’est des conditions abjectes qui sont imposées aux animaux et je n’ai pas envie de cautionner ça du tout, quoi. Je trouve dommage qu’il y a de la désinformation qui soit faite, parce qu’il y a des enjeux économiques derrière et des lobbys et cetera. Je trouve ça vraiment dommage qu’il n’y ait pas l’information qui soit donnée de manière juste, tout simple, qu’il y ait de la clarté autour du fait qu’on a vraiment pas besoin de nourriture animale pour être en super bonne santé, c’est même plutôt l’inverse !

Il y a une surconsommation en produits animaux qui fait que les gens soient en mauvaise santé, et comme par hasard, ceux qui produisent les produits animaux, c’est les mêmes qui vont aller vendre les médicaments ensuite. Donc c’est dommage, tout ce truc autour de ça. J’aimerais qu’il y ait des plats végétariens dans tous les restaurants du monde. Je rêve d’un monde où il pourrait y avoir des plats végétariens et végétaliens dans tous les restos, quoi ! Que ça soit naturel, que ça soit normal ! Et que les plats avec de la viande soient comme une exception. Moi, ça me touche en fait.

Toute cette condition animale, ça me touche. Des fois quand j’étais petite je voyais des petites fourmis sur le sol. Je me disais « Moi je suis une géante par rapport à eux. Et si jamais je mets mon pied sur la fourmi, je vais l’écraser. Il y a peut-être des relations sociales entre elles, et ça va désorienter des choses… » Et je me dis que si jamais il y a des géants qui nous regardent faire, et si ils se disaient « Bah tiens, on va manger telle personne, ou on va produire des gens, ou les gens vont avoir des enfants et c’est juste de la matière première dans laquelle on va se servir pour manger, pour s’alimenter… » je trouve ça vraiment terrible. D’être une réserve de nourriture sur pattes, avec de la conscience et de la vie, et juste de servir de garde-manger, quoi. Et je trouve que c’est ce qu’on fait avec les animaux.

 

En animant des ateliers de cuisine, qu’est-ce que tu cherches à transmettre en priorité ?

Qu’il y ait une alternative à l’alimentation carnée. Montrer que les végétaux, c’est super riche, qu’on peut être vraiment en super bonne santé, plein de joie de vivre, et que ça agit sur le psychisme. Et que voilà, qu’il y a des alternatives aux habitudes, ou à ce que la culture française propose. J’ai rebouclé, il y a deux, trois ans … Je me suis rappelé que quand j’étais petite j’avais envie d’être vétérinaire. Et ça m’a tenue pendant des années. Et puis après j’ai perdu ça de vue. Et je me suis dit un jour, « Mais oui ! En proposant des ateliers cuisine, je prends soin des animaux ! Le but c’était prendre soin des animaux. Et je prends soin des animaux. Et donc du coup je me suis dit, des fois quand on est enfant, quand on tient son rêve, c’est un peu son but de vie, c’est quelque chose qui nous anime profondément. Et je me suis dit, bah voilà, en animant les cours de cuisine, pour moi, je suis là-dedans.

 

As-tu une vision de comment nous pourrons agir pour améliorer la situation planétaire, en modifiant notre façon de s’alimenter ?

Je rêve d’un monde végétalien. Je rêve de ça. Avec tous les êtres sur la planète qui seraient en bien meilleure santé, qui seraient beaucoup plus en lien avec la nature, qui seraient beaucoup plus respectueux de Gaïa, de toutes les récoltes, et de l’abondance dont on peut bénéficier. Et puis, comme ça, on n’aurait pas besoin de tuer, d’esclavagiser les animaux, de les produire comme garde-manger, moi c’est ça, j’ai cette vision là. Ca me réchauffe le cœur de penser à un truc comme ça. Même si je peux tout à fait être à la table de quelqu’un qui mange de la viande, ça ne pose aucun souci, ça ne me pose vraiment pas de problème, je n’en cuisine pas chez moi, je n’en achète pas… si il y a des gens qui mangent de la viande, et bien il mangent de la viande. Mais c’est savoir qu’il y a un possible différent, et proposer ça. Ma croyance c’est que c’est plus pacifique, c’est plus en lien avec la vie, et que ça agit intérieurement sur la connexion à la vie et à la nature.

 

Et un premier pas alors, pour une personne qui n’est pas encore dans tout cela, qui mange de façon typique, carnée ?

Pour moi en fait, ce serait juste qu’elle prenne plaisir à découvrir des plats qui sont plus végétaux. Et ne pas qu’elle essaie de réduire sa consommation de viande, mais qu’elle accroisse sa consommation de végétaux. Et que tout à coup en fait, comme elle a mangé des végétaux, elle n’a plus faim pour autre chose. Que ça se passe plutôt dans cet ordre là. Et qu’elle ait tellement plaisir à manger des végétaux, et qu’elle sente tout le bien que ça lui fait, et cetera, que du coup, voilà, elle oublie le reste. Et au bout de quelques mois, elle se dit « Ah mais finalement, je n’achète plus de viande, je n’achète plus de poisson, et puis je suis en meilleure forme ! »

 

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